Une journée sans Toi. Silence radio. L'indifférence, presque palpable. Lire des nouvelles qui ne me comblent pas. Me laisse hagarde. Fragile, au bord de l'asphyxie. Tu étais si loin. Je t'avais dans le ventre, sous la peau. Tu me lançais, ma douleur, mon ecchymose. Mon monde à moi. Mon monde au beau milieu du monde. Au passage on cite Goldman. L'artiste que je ne serais jamais qu'au fond de moi. Qui hurle le manque. L'envie d'écrire. Qui t'écorche. Et ce prof qui ressemble à un gosse, qui me parle de jugement, qui me parle de la désespérance de soi. Du fracas que peut faire une vie qui s'effondre. De l'amour qui gratte, qui frappe, toujours plus fort, plus juste. Tu me parles d'achèvement. De survie. Et j'ai envie de te parler d'amour. De le faire, le défaire, l'emmêler. Du pareil au même. Il faut que les choses aient été bouleversantes pour qu'on puisse affirmer qu'elles étaient importantes. C'est l'été qui se barre. Qui s'éteint avec moi. Qui m'arrache à la vie. Meurtrie. Comme toi peut-être. Sûrement. On en revient toujours différent, de cette folie pure, cette violence brute, qui s'acharne sur toi, et tu ne sais toujours pas pourquoi. Tu pleures ta souffrance, elle ne décolle pas cette salope, de tes tripes. Toujours à te rappeler à l'ordre. Ton histoire, imprimée sur ta rétine. Tu vois des images. Du flou, de l'important. Ton identité.Tout s'échappe et je t'aime plus encore. Jt'aimme ♥